PLUME, PINCEAU ET DECLIC

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NOSTALGIE DU PAYS

NOSTALGIE DU PAYS

 

Disparu ce coin de Castille,

Sacrifié au Dieu Modernité.

Disparues les fermes de Prado Viejo

Nichées dans la vallée de l’Ebro.

Disparu le fuselé des peupliers,

Les écrevisses au creux des briques,

Les têtards de la mare,

Et moi les pieds dans le ruisseau.

Disparue l’odeur du foin et du purin.

Effacé le chemin poussiéreux

Emprunté par les troupeaux.

Disparu le tintement des clochettes des béliers

De Paco, le vieux berger.

Son lourd bâton de marche calé dans la main,

Sur les talons, ses chiens.

Je le revois dans le soir tombant

Levant son sombrero, me saluant,

Sourire quelque peu édenté,

Visage buriné.

Disparus les bêlements, les aboiements

La complainte du Rio

Le tournoiement avec brio

Des capes rouge et or

Des toréadors.

Eteintes les braises de mi amor.

Disparu, défiguré ce coin de Rioja

Qui vit naître mes ancêtres.

Déferlantes de souvenirs,

Tsunami de nostalgie,

Signe du déclin de la vie.

 

                                                                                 Anita Baños Dudouit

                                                                                  novembre 2010

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18/11/2010
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