La Nymphe
Paroles veloutées d’un pétale léger soupirant sur les lèvres
Origine exhalée des troubles d’une sensualité suprême,
Enivrée d’un fécond désir telle l’écume sur la grève.
Minauderies chatoyantes d’un bonheur qui prélude l’hymen
Ephémère, par un instant d’oubli couronné de chimères.
Elégie extrême aux cruels baisers languissants,
Mélancoliques, abandonnés aux instants oniriques.
Envol lyrique du volcan de rubis confondu dans l’amour,
Oriflamme exaltée à la pointe du jour.
Pathétique confusion que l’amour crédule caressé au présent.
Dans l’azur du lointain confus s’évanouira la nymphe,
Assouvie des moments furtifs d’une passion terrestre,
Mouvementée par la rudesse des flots érigés, elle
Ornera l’écume en furie de ses bras victorieux
Utopistes dressés aux antiques désirs comblés.
Rêverie d’une passion à venir mais céleste, des dieux.
Raymond MARTIN- 6.01.2009
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