PLUME, PINCEAU ET DECLIC

LE TEMPS

LE TEMPS

 

Primordial, étal, étant, partiel et infini.

Défini, rationnel, indéfini du relatif, éternité absolue.

Par la réflexion humaine asservie à l'esprit.

Le cherche-t-on pour qu'il soit perdu ?

 

Courir prestement d'un point à un autre,

Piège le temps dans le filet de la raison.

Est-ce irraisonné le retour au point initial, faux !

Présent, là, ici, là-bas, immuable et immobile, déraison !

 

Eternité, simultanéité de tous les temps.

Passé, présent, futur présent, futur antérieur,

Indicatif, pointé au tableau noir de la classe,

Du professeur pensant que « c'était le bon temps ».

 

De l'élève au tableau noir, déjà hors du temps,

Multiplicité de temps, temporalités différentes, parallèles.

Vacances au passé, à la récréation future approchant.

L'esprit virevolte, léger, à tire d'ailes.

 

L'origine du temps passé, n'est-ce pas le temps d'avant ?

Le futur du temps passé, n'est-ce pas le temps présent ?

Le futur du temps présent, c'est l'avenir.

Le passé de l'avenir, n'est-ce pas le temps présent ?

 

Alors, faut-il prendre le temps au temps ?

Mais son temps, je le lui laisse,

Car je prends le mien, en prenant mon temps.

Mais le temps presse, pour autant qu'il passe.

 

Autant en emporte le temps : dilemme !

Quel temps faut-il prendre, quel temps fait-il ?

Assurément il a fait son temps, indemne.

S'il a fait son temps, je lui prends son temps : futile !

 

Translation dans le temps, utopie humaine, servile,

A la recherche obstinée du méson perdu,

Initiation mystique du questeur en perpétuel devenir,

Vers la recherche de la parole perdue.

 

Translation dans le temps du «de mon temps» du Grand Père,

Au «il était une fois des comptes pour enfants»,

La tête dans les nuages, cotonneux de la sphère,

Les pieds sur terre, boueux par mauvais temps.

 

 

Poète, prends garde de ne pas retrouver le temps perdu,

Car alors ta quête n'aurait plus de sens,

Tu ne pourrais plus rêver au temps disparu,

Mais tu soupçonneras sa présence.

 

Je reprends mon temps et vous laisse au vôtre,

Vaquez, chantez, riez, à vos réflexions,

Chacun d'entre vous aura son bon apôtre,

Retour au temps béni des illusions.

 

Raymond MARTIN



Article ajouté le 2007-06-06 , consulté 181 fois

Commentaires


muriel site : peinturesfolies.blog4ever.com | le 25/10/2008 à 11:35:40
Merveilleux poême que ...le temps. Admirative de votre talent, je vais aussi visiter vos oeuvres, à tout de suite.
faryda oustani le 16/10/2008 à 21:49:38
ça m'a donné vraiment l'envie de m'y remettre
bravo raymond
rima site : faunaflore.overblog.com/ | le 07/08/2008 à 12:14:30
J'aime aussi celui-ci ,j'ai regardé vos peintures,j'aime celles qui sont plus réalistes , je peinds aussi un peu ,mais moins le temps ,le net avec les photos ,les blogs laissent peu de temps pour d'autres loisirs que j'aimerai faire aussi..bonne journée ,le soleil est revenu ,après la pluie qui était attendue..
natural site : http://natural.blog4ever.com | le 05/05/2008 à 22:52:44
joliment ecrit et pensé
monique Reifenberg site : www.moniquereifenberg.be | le 28/09/2007 à 17:29:22
Par le biais du livre d'or d'une aquarelliste, comme moi,j'ai visité votre blog, bravo voici mon petit compliment... à votre temps

Tant que vous l'avez voulu
A la rime le temps c'est suspendu
Vous l'avez hapé, goulu
Et mangé tout cru !
Mais combien goûtu !



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " MES POEMES "

Retour aux articles

Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Blog illicite ? | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever - Discuter

Recherche :